Faites de la musique résistante - Concert contre les Violences Policières, 21 juin, Metro St Jacques

Publié le par Journal L'Autre-ment

Faites de la musique résistante à Paris

le jeudi 21 juin 2012.

Concert rap devant la prison de la santé.


Profitons de cette fête pour dénoncer les violences d'état.

Rejoignez-nous le 21 juin 2012 pour un concert Rap de 19h00 à 00h00 qui a pour but de donner de la visibilité aux victimes de violences d'état et de passer un message de solidarité aux personnes incarcérées à la prison de la santé.

 

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Parce que nous voulons dédicacer la musique à tous ceux qui ne peuvent pas être avec nous... qu'on nous a enlevé(e)s trop tôt, tué(e)s ou enfermé(e)s...

Nous rendrons hommage aux familles, nous rendrons hommages aux victimes.

Nous dénoncerons la police, nous dénoncerons les matons et la prison en tant que violence d'état.

RDV vers la prison de la santé

(Métro: Saint Jacques - Puis parcours fleché).


Concert avec Première Ligne / Ursa Major & Killabizz / Fils du Béton / Missah / Dangereux Dinosaures (R.A.O. Staff) / Dem / Ryaam Mc / Conscience Ebène Collectif Esprits d'Art...


Table d'infos et bar en soutien.

Retransmission radio sur F.P.P - 106.3 FM - www.rfpp.net le 29 juin 2012 de 20h00 à 00h00.


Ecrivez-nous pour participer à ce projet ou à d'autres initiatives en solidarité avec les détenus, leurs proches et les victimes de la police: contrelenfermement@riseup.net

Site: http://contrelenfermement.noblogs.org

         http://atouteslesvictimes.samizdat.net/

 

 

Concert contre les Violences Policières, 21 juin,

Metro St Jacques


 

CRIMES POLICIERS, SYSTEME JUDICIAIRE,
EXPLOITATION, ENFERMEMENT
= VIOLENCES D’ETAT

 


Dénoncer les violences d’État, c’est dénoncer la violence de ses institutions qui discriminent et hiérar-chisent les vies et les personnes, conditionnent une partie de la population à être parquée, contrôlée, humiliée, violentée, enfermée, alors qu’elle octroie à une certaine partie de la société le droit de contrôler les autres.


Depuis leur apparition, le système carcéral et l’institution policière se sont perpétués sous couvert de réformes visant à les rendre plus « humains ». Mais quel que soit le gouvernement, les pratiques policières et l’enfermement ne sont jamais remis en question.
Aucune réforme (comme la récente proposition de «tickets» de contrôle d’identité) ni l’amélioration des conditions de détention ou la construction de nouvelles prisons ultramodernes ne cacheront le fait que l’État envoie des catégories bien ciblées de la population à leur mort, physique ou sociale, sans que le reste de la population ne bronche.
« Dans nos quartiers on tue plusieurs fois »

 

La peine de mort est censée avoir été abolie en 1981, mais la police et l’administration pénitentiaire tuent et reçoivent systématiquement la caution de la justice pour leurs actes. Depuis janvier 2012, 11 personnes au moins ont perdu la vie suite à une interpellation, un contrôle ou une course-poursuite avec la police. 40 personnes sont mortes en détention dans des circonstances plus troubles les unes que les autres.


Comme le disait Amal, la sœur d’Amine Bentounsi tué le 12 avril à Noisy-le-Sec d’une balle dans le dos par la police, « Amine a été tué 2 fois ». A 30 ans, Amine avait déjà passé près de la moitié de sa vie enfermé pour des délits (vols, braquages, etc. ) . Et alors qu’il s’était octroyé un peu de liberté en ne revenant pas de sa permission, il est abattu d’une balle dans le dos par la police qui se permet de justifier cet acte en clamant haut et fort que « l’homme abattu était un dangereux multirécidiviste ». Ce même homme qui avait dit à sa sœur en 2009 « que cet homme fait de rage et de violence, c’est eux qui l’ont construit, c’est à cause d’eux ».


Les frères Kamara ont été condamnés à des peines de 12 et 15 ans, accusés sans preuve tangible d’avoir tiré sur des policiers lors des révoltes de Villiers-le-Bel en 2007.
En octobre 2011, Jamal Ghermoui était « suicidé » par les matons de Nanterre.
Pierre-Just Marny a mis fin à sa vie l’an dernier en Martinique après 48 ans derrière les barreaux.
Aujourd’hui Philippe El Shennawy, 58 ans, se laisse mourir d’inanition à la prison de Poissy, n’étant libérable qu’en 2032.


La liste est encore longue et le manque d’écho est insoutenable. Cela fait trop longtemps que tout cela se passe, qu’on ne nous laisse pas vivre. Notre silence ferait de nous des complices, quand malgré les humiliations, le manque de soutien et les pressions, des détenus, des proches et des familles de victimes s’organisent et se battent.
Face à leurs murs, leurs institutions et leurs brutalités, notre rage doit résonner…


« La musique fait partie des battements de notre coeur, elle est un cri de ralliement »
Le rap fait écho à ce qui se passe, il laisse s’exprimer les frustrations et les blessures. Il est une dimension de la démarche que beaucoup portent : tenter de redonner de l’espoir à ceux qui n’en ont plus ; inscrire dans la mémoire collective l’histoire des personnes victimes de violences et/ou crimes policiers ou pénitenciers, et l’histoire des luttes pour la vérité et la justice !
Restons déterminés, tous ensemble ne laissons pas la fatalité l’emporter.


ORGANISONS-NOUS POUR RETABLIR LA VERITE SUR LES VICTIMES DE LA
POLICE ET DE LA PRISON, SOUTENIR LES FAMILLES ET LES DETENUS.

 

contrelenfermement@riseup.net

http://contrelenfermement.noblogs.org

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